Un geste n’est jamais seulement un mouvement, c’est un flux, une pulsation. Les maîtres du Cachemire nommaient Spanda le pouls subtil qui anime toute perception, tout regard, tout mouvement. Quand cette vibration devient consciente, le geste cesse d’être automatique : il devient attention, présence pure à l’instant.
Cette retraite est une invitation à habiter cette qualité de présence : d’abord dans le mouvement: la posture, l’expression du corps-esprit, le souffle puis, par extension, dans la vie elle-même. Du geste juste sur le tapis à la manière dont on fait la vaisselle, regarde un visage, traverse une journée.